Né le 7 Septembre 1971 en Seine et Marne, Wind Of Keltia, de son vrai nom Yan Guilbert,
fut baigné d'une ambiance celtique et médiévale, au travers de l'imaginaire de son père, à la mémoire
duquel il dédie tous ses travaux. Cette éducation le conduisit également à l'écoute de musiques
celtiques et particulièrement Alan Stivell, qui devra l'influencer, notamment dans le choix de son
nom d'artiste.
Pendant son adolescence, il fut familiarisé aux techniques graphiques les plus diverses (sanguine, mine de plomb, fusain, peinture acrylique, peinture aérographe )
par son père diplomé des beaux arts. Il approfondi tout cela lors d'une formation de peintre décorateur
(création de trompe-l'oeil, faux bois, faux marbres) et de peintre en lettres (caligraphie, typographie,
création de supports publicitaires). Cette formation l'amena à exercer un métier vers la publicité.
Après différents postes dans cette profession, W.O.K. décida d'un revirement non seulement professionnel,
mais aussi philosophique, qui l'amena à l'étude des ornementations et enluminures celtiques-médiévales.
Ce nouvel apprentissage s'effectua de façon autodidactique et demanda, tant pour la symbolique,
forme et sujet, que par la technique proprement dite, plusieurs années d'un travail de fourmi, qui perdure
encore, tant la complexité et la composition sont importantes dans ce style.
Un an après le début de cet apprentissage très spécifique, W.O.K. découvrit le travail de George Bain.
Celui-ci fit preuve d'une remarquable aptitude à saisir l'essentiel et la globalité de l'art celtique. Cela
ne manqua pas d'impressionner l'artiste, qui décida de se tourner vers une représentation naïve et archaïque.
C'est ainsi qu'en 1995 naquit le premier et seul numéro publié à ce jour d'un fanzine homonyme, qui
rencontra un vif intérêt auprès d'un certain publique. Après la parution de ce fanzine, W.O.K. travailla sur le
second numéro, où une représentation de l'art celte prit une voie plus personnelle. Ce second numéro ne fut jamais
publié pour des raisons de remise en question. Mais, dès lors, l'optique du style Wind Of Keltia était claire :
développer un imaginaire celte et une interprétation du patrimoine culturel lié à cette civilisation.
Etant depuis l'enfance fan de Tolkien et par la suite familier aux univers des rôlistes, l'artiste effectua une
synthèse de cette imagerie fantastique, aux racines plus traditionnelles.
L'admiration de W.O.K. pour des artistes de renom, tels que Florence Hogrin, Larry Elmore, Jeff Easley,
Brom, Haril Gibbons, Angus Mc Bride et bien entendu, pour le maître de l'hyperréalisme Boris Valleja,
lui permit d'apprécier leurs travaux respectifs, tout en ayant une volonté de clamer son identité celte
et son propre style. L'artiste définit son travail entre plusieurs conceptions liées aux métiers artisanaux :
joalliers, fondeurs, armuriers, chaudronniers, sculpteurs, tout ceci au travers d'une approche
particulière des matières traitées graphiquement. Fusion de la pierre, des gemmes, du fer, souvent
représentatifs du cachet Wind Of Keltia.
Maintenant, W.O.K. a pour objectif de continuer à travailler ses travaux monochromes pour diverses
applications (bijoux, motifs tatoos, t-shirts, illustration de publications, pochettes de disques, etc...).
Le choix de la monochromie est purement personnel et contribue, d'une certaine manière, à la reconnaissance
du style de l'artiste.